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La demoiselle et son amant.

Il était une fois, au fin fond d'une forêt, une demoiselle et son amant.

Ils vivaient dans une cabane rudimentaire et pourtant très confortable pour abriter leur amour.

Ils ne savaient plus depuis combien de temps ils vivaient là tous deux, ils n'avaient jamais compté les jours parce que tout simplement ils n'en avaient pas le temps.

Non pas qu'ils aient un travail harassant, oh non ! Tout le jour ils couraient par delà la forêt et saluaient chacun de ses habitants. C'est à dire qu'ils prenaient le temps de saluer, de prendre des nouvelles, d'encourager ou complimenter chque être vivant. Animaux, insectes, plantes et arbres, ils n'oubliaient personne.

Lorsqu'ils se retrouvaient le soir, chacun ayant suivi un chemin différent, ils se racontaient leurs rencontres, les paroles qu'ils avaient entendues, celles qu'ils avaient prononcées, les énergies qui les avaient traversées puis toute la nuit ils dormaient l'un contre l'autre.

Au tout petit jour, la demoiselle se levait avant son amant et se glissait hors de la cabane. Elle courait dans une clairière où l'attendait une ribambelles d'elfes et de fées. Elle les remerciait de tout son coeur pour la vie merveilleuse qu'elle s'était créée, pour tout l'amour et toute la joie qu'elle ressentait à chaque instant.

Puis elle rentrait vite se coucher dans les bras de son amant avant qu'il ne se réveille.

Ce qu'elle ne savait pas, et qui importait peu, c'est qu'au point du jour, chaque matin, son amant sortait de son côté dés qu'elle était partie. Il courait au bord de la rivière et s'asseyait au bord de l'eau. Il disait aux rochers, à l'eau qui filait, aux feuilles qui bruissaient dans le vent, aux poissons argentés et à toutes les créatures visibles et invisibles combien il était chanceux de cette vie si douce et si remplie d'amour et de gratitude.

Un matin, il se passa une drôle de chose. Alors que la demoiselle courait dans la clairière et son amant auprès de la rivière, il y eut comme une grande secousse et la rivière traversa la clairière. La demoiselle et son amant se retrouvèrent et se dirent tout le bonheur qui les traversait à chaque instant.

Ils se dirent qu'il n'était nul besoin de compter les jours, qu'importe, car le temps n'existe pas.

Nathalie Hadj - conte dicté par tout là-Haut mercredi 8 juillet 2020



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