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Il était une fois un ogre

Il était une fois un ogre.

Un ogre qui mangeait tout ce qui passait près de lui, à portée de bouche ou de gueule dirons-nous.

A n'importe quelle heure du jour ou de la nuit!

Même lorsqu'il dormait il ne dormait pas vraiment et sentait instantanément la présence de la moindre nourriture.

Il engloutissait tout d'une bouchée, animaux, enfants, arbustes...Tout y passait.

Comme c'était un ogre pas très méchant et qui avait besoin d'amour, il s'était éloigné du village, il s'était construit une maison très isolée avec une solide clôture pour qu'aucun animal, enfant ou moindre chose ne lui passe sous le nez.

Petit à petit l'ogre maigrit, il s'allégea et commença à retrouver le sourire. Il mangeait des légumes, du jambon des fruits et des crêpes.

Il faisait le tour de sa maison en sautillant et demandait au ciel quand est-ce qu'il pourrait ressortir voir le monde.

Il entendait toujours la même réponse:

- Quand tu sauras pourquoi tu manges les animaux, les enfants et les arbustes.

Il avait beau réfléchir, il ne trouvait jamais de réponse qui les satisfasse, lui et le ciel.

Et puis un jour...

- parce que je les aime, pace que j'aime la douceur des animaux, parce que j'aime la joie des enfants, la beauté et le goût des fruits des arbustes !

- Ah! et tu ne peux pas choisir autre chose pour montrer ton

amour ?

L'ogre n'y avait jamais pensé. Il était ogre et voilà tout !

C'est alors qu'en une fraction de secondes il eut la vision de sa maison et de son jardin emplis d'animaux paisibles, d'enfants joyeux et d'arbustes sur lesquels mures et framboises mûrissaient.

Son coeur fit un bond, il sortit, courut jusqu'au village. Les gens effrayés se cachèrent tout en l'observant et en le trouvant beau. Il l'écoutèrent.

- N'ayez crainte ! Je vous aime ! Je vous aime ! Je veux caresser les animaux, jouer avec vos enfants et manger des mûres et des framboises ! N'ayez crainte, je vous aime !

Un enfant échappa à son père et courut se jeter dans les bras de l'ogre. Le temps se suspendit, même le souffle du vent se figea quelques secondes, et puis on entendit les éclats de rire de l'enfant et de l'ogre qui n'en n'était plus un.

Nathalie Hadj - Dimanche 12 juillet - conte canalisé


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